• Lune bienveillante

    S'élève, dans la nuit, la lune solitaire,
    Contemplant nos rêves de son pâle visage.
    Que j'aimerais faire ce merveilleux voyage
    Qui la sépare de notre lointaine Terre!

    Parfois ronde et douce, se promène, éphémère,
    Hors de la nuit noire, dansant dans les nuages,
    Quand le soleil, là-bas, berce les paysages
    De sa tendre chaleur et superbes lumières.

    D'un regard pudique, chaque fois différent,
    Un œil toujours ouvert, en grand ou en croissant
    Veille sur nous et nos sommeils, attentionné.

    Et je sais, l'admirant, que je pourrais, sans peine,
    Voir les heures passer, ici, à l'observer,
    Bienveillante envers nos existences humaines.


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  • Croissant de lune

    M'assoir, le temps d'un songe, au milieu de la nuit,
    Sur la courbe pâle de la lune en croissant,
    Regarder, tendrement, les étoiles donnant
    Un peu de clarté à l'horizon obscurci

    Et penser, sous mes pieds, aux enfants endormis
    Qui voudraient, comme moi, s'en aller, voyageant
    Dans l'immense beauté de l'espace, si grand
    Que l'on y retourne même quand on vieillit.

    Observer, en souriant, les planètes qui dansent
    Dans les bras délicats, d'une douce élégance,
    De ces galaxies qui s'invitent dans mon rêve.

    Si les heures pouvaient, pour toujours, se figer
    Et retarder l'instant où le soleil se lève.
    Si mon réveil daignait refuser de sonner.


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  • Cap Horn

    Bateau balloté dans les vents assourdissants
    D'une tempête qui fait rage, dans la nuit
    Où se cache la lune, au large du Chili,
    Navire fragile sur le vaste océan

    Aux vagues déchaînées, qui frappent, déferlant,
    La coque du trois-mâts, dont les voiles se plient,
    S'agitent et claquent, alourdies par la pluie,
    Se mêlant au bruit sourd de l'orage grondant.

    Cap au Sud, regard droit, si tu peux, moussaillon!
    L'effroi et le froid comme uniques compagnons,
    Ne pouvant, dans le noir, voir les autres marins.

    Et les heures prennent leur temps à s'écouler.
    L'aube est encore loin, le salut incertain,
    Le cap Horn à franchir au cours de la journée.


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  • Deux avions dans la nuit

    Que peuvent m'inspirer ces deux blanches traînées,
    D'avions qui font la course à la fin de la nuit,

    Dans le bleu bien sombre de ces heures jolies
    Qui passent alors que le soleil est couché.

    Ils traversent, tous deux, ce décor étoilé,
    Orion sur ma gauche, Cassiopée face à lui,
    S'en allant, je ne sais, vers quels lointains pays,
    Vers le Nord, sans doute, si je suis leur tracé.

    Vers les vertes vallées de la sublime Irlande?
    Ou, alors, l’Écosse, les châteaux, les Highlands?
    La merveilleuse Skye et, pourquoi pas, plus loin?

    Ne tenez pas rigueur de mon cœur en balade,
    Qui aime voyager dans ce calme matin.
    Pardonnez, braves gens, mes pensées qui s'évadent.


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  • En face d'un marchand de ces timides fleurs
    Que l'on n'achète, hélas, que pour ces occasions
    D'un hommage tardif à nos vieux compagnons,
    Des bouquets colorent, arrosés par nos pleurs,

    Les tombes nombreuses où viennent, de bonne heure,
    Des ombres furtives, pleines de compassion,
    Verser quelques larmes pour ceux que nous aimions,
    Reposant, nous dit-on, dans un monde meilleur.

    Ne resteront, alors, que de tristes pensées,
    Souvenirs fugaces de ces bonheurs passés
    Qui viendront consoler les âmes en détresse.

    Alors, mes bons amis, profitez des instants
    Qui se trouvent vite balayés par le temps,
    Savourez cette vie avant qu'elle ne cesse.


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